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Ptit loulou et l'écriture

Le 18 janvier 2017, 18:43 dans Lifestyle 0

Cette année,Ptit loulou découvre les joies de la dictée hebdomadaire. Et ce n’est pas une partie de plaisir. Ni pour lui ni pour moi. La raison ? Mr déteste écrire. Pour lui c’est trop long, trop compliqué. Alors il a trouvé une parade : il écrit vite, mal et ne s’applique absolument pas.

 

Du coup, je vous laisse imaginer le résultat final. Bien que nous travaillions quotidiennement les dictées, cette dernière est toujours limite. Le pire est qu’il sait écrire les mots de sa dictée mais comme il ne s’applique pas et que même la maitresse est parfois incapable de le relire, il revient tous les lundis avec une liste de mots à recopier 5 fois. Chacun !!!! Il en est venu à détester les dictées et dès le dimanche soir il appréhende le moment où la maitresse va lui dicter des mots.

Et il n’y a pas qu’en dictée que cela pose problème. Ses devoirs sur son cahier de texte, ses poésies sont parfois tellement illisibles que je suis obligée de lui demander ce qu’il a écrit. Son cahier du jour est rempli de mots tels "attention au soin", ou "applique toi", "fais un effort". Même lui parfois, n’arrive pas à se relire. Heureusement Google nous sauve la vie pour les poésies et les copines m’envoient par sms les devoirs à faire.

J’ai tout essayé : la menace de retourner chez l’orthophoniste s’il continue à ne pas faire d’effort, le punir de télé, de jeux vidéo, et la menace ultime : le punir d’entrainement de foot (bon cette dernière ne peut être appliquée actuellement pour cause de trêve hivernale mais les 2 autres font leur effet. Plus ou moins). Ces menaces ont un effet très limités dans le temps ( celui des devoirs) et aucun à l'école. 

Je lui ai expliqué pourquoi il était nécessaire de bien écrire, qu’il n’avait pas le choix, toute sa vie il serait obligé d’écrire. Qu’on ne lui demandait pas d’avoir une écriture parfaite mais que l'on puisse le relire serait suffisant. Je lui ai demandé s'il ne trouvait pas injuste de devoir recopier des mots qu’il sait écrire correctement mais que la maitresse lui a compté comme faux simplement parce qu'elle n'arrivait pas à le relire. Si cela lui faisait plaisir de perdre des points sur un travail simpliement parce qu’il l'avait bâclé. 

Mais autant parler à un sourd. Je ne connais pas plus têtu que Ptit loulou. A bien y réfléchir si je connais quelqu’un : MOI.

Alors chaque soir, quand vient le moment des devoirs, je m’arme de patience (ou pas), je lui réitère ce qu’il risque à ne pas s’appliquer. Je l’encourage, le félicite. Une fois les devoirs finis, chacun de nous deux poussent un soupir de soulagement. Mais le répit est de courte durée car le lendemain je sais que je devrais, une fois de plus, tout recommencer.

Ca va être long son parcours scolaire, je le sens.

Son cahier de texte

Sa dernière poésie

 

 

 

 

Petite cocinelle

Le 17 janvier 2017, 19:29 dans Lifestyle 0

Il y a 1 an tu as pointé le bout de nez par un beau dimanche ensoleillé. Seulement c’était beaucoup, beaucoup trop tôt. Petit être fragile, ta venue au monde pris toute ta famille de court.

 Lorsque ton papa me l’a annoncé par téléphone, j’ai cru qu’il blaguait. Il m’a promis, juré que j’étais à nouveau tata d’une petite libellule. Même lui avait du mal à réaliser je pense. Passé l’effet de surprise, la joie de ta naissance a vite fait place à l’inquiétude et à tout un tas de question : que s’est-il passé ? Comment vous alliez toi et ta maman ? Quand pourrais-je venir faire ta connaissance ?

Seulement voilà, tout n’allait pas se passer exactement comme une naissance normale. Tu allais devoir rester en couveuse jusque minimum la date du terme prévue, soit début avril. Et impossible de venir te voir tant que tu serais là-bas, seuls tes parents étaient autorisés. A défaut de pouvoir te rencontrer, j’ai reçu des photos. La 1ère que j’ai reçue ne m’a vraiment pas rassurée : tu semblais si minuscule dans cette couveuse, si fragile avec tous ces fils qui te reliaient à des machines. J’ai eu peur, pour toi, pour tes parents, pour nous.

Durant ces mois en couveuse, il y a eu des jours avec et des jours sans. Mais tu n’as jamais abandonné. Tu as continué à te battre. Chaque jour de passé était en soi une victoire. Tu étais très entourée par ta maman et ton papa. Et l'annonce tant attendue est enfin arrivée. Le le 8 avril tu as quitté l'hôpital. Tu allais enfin faire la connaissance de ton grand frère et du reste de ta famille. Nous nous sommes à l'occasion de l'anniversaire de Ptit loulou. Ce même jour j'ai eu l'immense bonheur d'apprendre que j'allais être ta marraine. Tes parents ne pouvaient pas me faire de plus beau cadeau. 

Aujourd’hui tu souffles ta 1ère bougie. Le combat que tu as dû mener dès les 1ers instants de ta vie semble loin. Tu croques la vie à pleine dent, tu es souriante, charmante et charmeuse, tu as un caractère bien trempé, tu vas à ton propre rythme, tu gazouilles, ta 1ère dent est sortie, tes joues rebondies sont une invitation aux bisous, tu adores être portée, câlinée, tu observes le monde et les gens qui t’entourent avec tes grand yeux bleus. Tu as une joie de vivre débordante, tellement débordante que tu ne juges pas utile de dormir plus de 20 mns dans une journée.

 

Alors en ce jour si particulier, je voulais une fois encore te souhaiter un joyeux anniversaire ma jolie cocinelle.

Après la pluie...

Le 10 janvier 2017, 19:25 dans Lifestyle 0

Force est de constater que je fus quelque peu absente ces dernières semaines. Cela fait suite à une fin d'année difficile, fatiguante, où j'ai dû accuser quelques revers forts désagréable qui m'ont obligée à me remettre en question. J'ai essayé plusieurs fois de mettre des mots sur ce que je ressentais, mais il y avait tellement de colère, de déception, d'amertume en moi qu'au lieu de m'apaiser cela ne faisait que m'engluer encore un peu plus dans le brouillard qui m'enveloppait. 

J'ai donc continué à faire comme si tout allait bien, comme si cela n'avait aucune emprise sur moi (p..... de fiertè mal placée), j'ai serré les dents et souriais envers et contre tout. Extérieurement je donnais le change mais intérieurement cela me brûlait à petit feu. Je savais que je pouvais plus continuer ainsi, que bientôt j'allais atteindre (une fois de plus) ce fameux point de non retour. Il me fallait réagir. Et vite!!!!

Heureusement, il y a eu les fêtes de fin d'année. Et quoi de mieux que de passer du temps en famille, entre amis pour me ressourcer, me retrouver. J'en ai profité pour faire, à ma façon, le bilan de l'année écoulée. Et force m'a été de constater que je me suis pas mal perdue en cours d'année. Je n'ai pas su me préserver suffisamment, j'ai encaissé beaucoup de choses, subi de nombreux changements, me suis pris de grandes claques et compris que rien n'est jamais acquis.

Alors le 1er janvier, à minuit (bon plutôt le 2 si je veux être franche envers vous) j'ai eu le sentiment qu'une page se tournait. Qu'un nouveau chapitre s'ouvrait et qu'il ne tenais qu'à moi à ce qu'il soit merveilleux. J'ai laissé derrière moi ma colère, mon amertume, mes déceptions. Je vais me préserver au maximum, me mettre en retrait au risque de paraître distante, moins accessible, moins disponible. Certains le comprendront, d'autres non.

 

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