Depuis ses 18 mois, Ptit Loulou pleure à la moindre contrariété. Il n’arrive pas à gérer la frustration.  En grandissant, ses crises se sont fort heureusement espacées mais depuis quelques temps, elles ont tendance à faire un retour en force.

 Quand il était petit, malgré ses belles boucles blondes qui lui faisaient une « gueule » d’ange, il pouvait vite se transformer en « Hulk » (à la différence qu’il ne devenait pas vert mais rouge). Ses crises étaient violentes, terribles et imprévisibles. Il se jetait par terre, lançait tout ce qui se trouvait à porter de main. J’avais beau essayé de le prendre contre moi afin de le calmer, il me repoussait, se débattait. Au lieu de le calmer, j’attisais encore plus sa colère.

Et puis est arrivé le jour de ses 4 ans. Nous étions en vacance à La Rochelle. Le matin de son anniversaire, il nous annonce à MrY et à moi : « maintenant j’ai 4 ans, j’arrête mes colères ». Nous sommes restés relativement septique MrY et moi. Mais nous l’avons félicité de cette « grande » décision et encourager dans ce sens. Les colères se sont espacées, leurs violence a disparu, mais elles demeurent toujours.

Il est le champion de la colère, pour tout et n’importe quoi : il ne veut pas aller chez l'orthophoniste, veut jouer à la DS ou regarder la télé en dehors des horaires fixéx, ne veut pas prendre sa douche ou mettre la table, la débarrasser, mettre ses chaussures,.... et j'en passe. Alors il s’énerve, râle, et pleure (toujours dans cet ordre). Peu importe le lieu, les gens autour de lui (dans la rue, les magasins, chez des amis). En tant que parents ouverts au dialogue, nous lui expliquons pourquoi nous refusons qu’il fasse ceci ou cela (trop dangereux par exemple), pourquoi nous n’accédons pas à sa demande, que nous savons combien c’est dur de gérer sa frustration, mais qu’il doit apprendre à canaliser ses émotions, à gérer sa colère différemment. Nous lui réexpliquons les règles (qu’il connaît parfaitement) instaurées à la maison.

 Malgré tout, les colères sont à nouveau quotidiennes. J’ai l’impression d’avoir fait un retour dans le passé, la violence en moins. J’essaie tant bien que mal à ne pas m’énerver, à ne pas crier plus fort que lui mais je ne suis pas une mère parfaite, loin de là, et parfois je craque aussi. J’ai beau essayé d’anticiper au maximum toute situation qui pourrait devenir conflictuelle, il y a toujours un petit grain de sable pour venir tout enrayer. 

Au plus fort de la colère, je le laisse se calmer seul. De toute façon il est impossible de dialoguer ou encore de tenter de le calmer. Il s’énerve encore plus, du coup nous aussi et c’est un cercle infernal. Il sait qu'une fois calmé, je suis là pour le réconforter, sécher ses larmes. Qui a dit que 7 c'est l’âge de raison ???