La semaine dernière, j’ai eu la chance de partir 4 jours à Naples suite à un concours commercial organisé par mon travail et que j’ai remporté.  4 jours à ne penser qu’à moi, loin de ma routine quotidienne, du bureau, à me laisser porter au gré des visites organisés, des restaurants, des soirées et cocktails italiens.

 

Alors dire que je fus excitée telle une enfant attendant impatiemment le père Noël n’est en rien exagéré. Je les ait attendus ces 4 jours car j’en avais grand besoin. Il faut dire que ces dernières semaines, j’ai perdu pied. Je ne suis plus arrivée à gérer ce qui se passait autour de moi, à contrôler mes émotions. J’ai eu l’impression d’être emportée par un tsunami émotionnel qui me dévastait.

Il y a mon univers professionnel qui change. Et voir avec quel détachement cela est géré par notre hiérarchie me rend folle.  On se veut rassurant « non vous n’allez pas être impactée dans votre travail, il sera réparti équitablement ».  Tu parles !!! Cela fait 1 an que nous sommes en manque d’effectif et jusque maintenant je me suis adaptée, j’ai absorbé le travail de collègue absent(e)s et le stress qui allait avec. Mais là je n’y arrive plus, je n’en ai plus la force.

Côté perso, ce n’est pas la grande forme. J’ai eu une gastrite qui m’a fait prendre conscience de certaines choses qui je refusais de voir et que j’ai encore du mal à réaliser. Avoir repris le sport m’a fait perdre du poids et plus j’en perdais, plus je devenais obsédée par l’idée de reprendre ses kilos si durement perdu. L’attrait de la nourriture n’est plus le même, comble pour moi qui fut jusque-là une vraie gourmande.

Alors ces derniers temps  je ne suis plus arrivée à donner le change. J’étais à fleur de peau, très voire trop émotive, fatiguée de donner le change, de sourire, d’être de bonne humeur, d’entendre sans cesse les mêmes discours qui se veuillent réconfortant, les mêmes récriminations sans cesse rabâcher. Les larmes ne sont jamais bien loin et je dois prendre sur moi pour ne pas les laisser couler.

Ce voyage est donc arrivé à pic. Il m’a permis de retrouver seule avec moi-même, de laisser mes soucis de côté.  Ce fut une pause salutaire, ressourçante.  Certes tout n’est pas rose mais le brouillard qui m’entoure commence à se dissiper lentement.