Hier, j'ai participé à mon 1er trail de15 kms. Cela faisait pas mal de temps que je voulais tenter cette expérience. Courir dans la nature, avec différents types de terrains, des dénivelés me faisait envie. Surtout je voulais savoir comment j'allais réagir face à ce type de course, jusqu'où j'étais capable d'aller, moi qui a pour habitude de courir uniquement sur du plat. Je savais que ce trail n'était pas simple, de par son dénivelé notamment, mais en même temps, je ne cherchais pas la simplicité (oui je suis un peu folle aussi). 

Lorsque le réveil a sonné à 8h hier matin, je vous avoue que je me suis maudite. Mais après un bon petit déjeuner, me voilà partie, accompagnée d’un copain un adepte lui aussi de course (trails, marathon, rien ne l’arrête). Nos dossards récupérés, nous nous échauffons doucement et j’en profite pour écouter ces conseils. Le départ est à 10h. Application Runstatic ok, play list ok, me voici devant la ligne de départ, excitée mais également stressée "est si je n'y arrive pas (la dernière fois que j'ai couru 15 kms c'était il y a 4 mois), si je me blesse,..."Puis le départ est donné, je me lance, mes derniers doutes envolés.

J'ai démarré en douceur, tellement lentement que je me suis vite retrouvée parmi les derniers. Mais la 1ère montée se profile déjà à l'horizon et déjà certains coureurs ralentissent le rythme. Moi je continue sur ma lancée, tranquillement et commence à dépasser d'autres participants (vive la montée du village d’Omessa). Je pense à bien respirer, à garder une rythme régulier, à marcher vite dans les montées, bref je gère et applique les différents conseils reçus. Au bout des 5 premiers kms, je me retrouve au milieu de la course et là je vois MrY et les zouzous qui sont venus m'encourager. Je me sens boostée, et j'entame la 2ème grande montée, le cœur léger.

Jusqu’au 12ème kilomètre, cela a été. Mais les 3 derniers furent difficiles. Envie de m'arrêter, mes jambes me faisaient mal, j'avais l'impression qu'elles étaient en plomb et je sentais que j'arrivais au bout de mes capacités physiques. Mais pas question d'abandonner. J'ai puisé dans mes dernières forces, j'ai mis de côté mes douleurs, et j'ai continué en pensant à tout un tas de choses (le mental a beaucoup joué ainsi que ma play list). J’aperçois enfin la ligne d'arrivée ainsi que MrY & les zouzous. Une envie de pleurer (douleurs, soulagement je ne sais pas) me prend. Ptit loulou vient à ma rencontre, me prend la main et nous franchissons ensemble la ligne d'arrivée, 1h36 après mon départ.

Fierté, soulagement tout se mélangeait. Mais malgré des douleurs, des moments de découragement, de ras le bol (mais qu’est-ce que je fous là, qu’est-ce qui m’a pris ?) je n’ai pas baissé les bras, j’ai tenu bon, je suis allée au bout de moi-même. Je me suis dépassée et j’ai adoré ça (moi maso ??? Peut être bien finalement) Je ne regrette absolument pas. Le parcours était vraiment sympa : forêt, petits chemins de traverse, village, un peu de route, montées, descentes, plat, tout était là.

 Et aujourd’hui mon corps réagit bien : pas de courbatures, les genoux sont un peu raides ainsi que mes jambes mais c’est tout. Je m’attendais à pire. Bon je ne pense pas aller courir mercredi matin, je vais laisser le temps à mon corps de se remettre. Une chose est sûre : je vais continuer car au bout du chemin il y a le semi-marathon Marseille – Cassis en octobre.